novembre 3

Le courage de la créativité ou le blues du businessman

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Le courage de la créativité ou le blues du businessman

Bruno Ménard

Au fil de mes articles de blogue, vous aurez certainement compris que j’aime écrire, que la musique est une passion et qu’à une certaine époque, j’ai beaucoup dessiné.

Bref, j’aurais voulu être un artiste.

Comme Zéro Janvier dans Starmania, j’aurais voulu être un artiste pour pouvoir dire pourquoi j’existe. Mais, au contraire du businessman, je veux essayer de faire ce que je veux et pas juste ce que je peux.

C’est pourquoi, au fil des ans, j’ai tenté d’entretenir mon côté créatif. Pas tant pour devenir populaire mais pour assouvir ce besoin, cette passion en moi.

Pour les musiciens, vous comprendrez ce que je veux dire: c’est viscéral, ce besoin de faire de la musique, de la créer, et de la partager. Je n’ai pas honte de dire qu’il y a plusieurs pièces musicales qui me rendent émotif. Peu importe si j’écoute de la musique ou j’en joue, je ne peux pas vous expliquer pourquoi, mais ça vient me chercher.

Cet amour pour la musique vient de ma jeunesse où, pré-ado, j’écoutais déjà des 45 et 33 tours que ma mère m’achetait. Je ne me souviens plus comment elle les choisissait ou si c’était à ma demande, mais, tôt, j’écoutais Twisted Sister, Willie Nelson, Hall and Oates et une collection de rock n’ roll/blues.

S’ensuit la période de l’adolescence où j’ai recommencé à jouer de la musique. Car, très jeune, ma mère m’avait inscrit à des cours de piano. À son grand désarroi, j’ai abandonné. C’est un peu plus tard que j’ai repris le tout mais avec des instruments un peu moins « sophistiqués ».  Au début, ce fût la guitare, puis la batterie, pour ensuite revenir à la guitare, mon instrument principal. Et, pas nécessairement de la guitare « classique ». Du bon vieux rock!

D’un ami de la famille à l’époque, j’ai appris la base de cet instrument. Et, vers 16-17 ans, lorsque j’ai pu conduire, j’ai pris des cours d’un gars à Saint-Hubert. Dans son « grenier », il m’a apprit les rudiments de la guitare lead, comme « soloiste ». Quelques années plus tard, souhaitant améliorer mes connaissances, j’ai fait une année de guitare jazz. Au début de la vingtaine, j’ai fortement songé à m’inscrire à l’École de musique Vincent-d’Indy! J’y étais, littéralement (!), mais j’ai rebroussé chemin.

Au cours des trente années qui ont suivi, j’ai essayé de parfaire mes connaissances par différents cours, le dernier étant dans le style rockabilly. Aussi, j’ai repris le piano et la batterie. J’ai même appris le ukulele! Et je ne suis toujours pas satisfait. Mon horaire ne me permets juste pas d’ajouter des cours présentement. Peut être dans un avenir rapproché?

Comme je vous en parlais dans cet article de blogue, faire partie d’un groupe de musique est devenu essentiel à ma vie et crée un grand vide lorsque je suis « veuf musical ». Encore une fois, ce n’est pas juste une question d’égo mais un besoin de fraternité, de faire partie d’un rassemblement de passionnés.

Et, ma passion pour les arts ne s’arrête pas à la musique. Dans ces autres articles (Ma BatCave et What’s On My Liseuse), je vous ai parlé avoir beaucoup dessiné durant ma jeunesse, au point de vouloir faire de la BD.

Vers sept ans, ma mère est devenue propriétaire d’un supermarché dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve et, à cette époque, les spéciaux étaient affichés dans les vitrines sur de grands posters. À la fin de la promotion, ma mère me rapportait ceux-ci pour que je puisse dessiner à l’arrière. Heye! Un canevas de 4 pieds par 3 pieds! Je faisais des fresques de toutes sortes, surtout de guerre – je lisais beaucoup de G.I. Joe à l’époque. Je pouvais passer un samedi complet à dessiner (seul!) sur le bureau de ma mère à la maison. Et, je n’en suis pas plus malheureux aujourd’hui – note aux parents! ?

Plus tard, durant ma carrière dans les médias, j’ai voulu produire des émissions pour enfants, surtout du dessin animé. Une façon de combiner mon expérience d’affaires avec une passion? Certainement! Cela m’a amené à fonder une entreprise de production audiovisuelle de séries d’animation. Toute une aventure.

Bien qu’au final je n’aie produit qu’un seul long métrage documentaire, au cours des années d’opération de ma compagnie, j’ai été porté par un projet que je chérissais depuis longtemps: Harry and Horsie, une collection de deux livres magnifiques créés par une auteure canadienne, Katie Van Camp. J’ai eu un coup de foudre instantané! J’ai découvert cette oeuvre à la lecture d’un petit article à son égard dans une revue – si je me souviens bien – dédiée à la mode. Genre, Elle Canada.

De ce moment jusqu’à la fin de ma carrière d’entrepreneur, j’avais un rêve de produire une série basée sur ce petit garçon et son mon meilleur ami, le « cheval » Horsie. Celle-ci m’a aussi motivé à tenir le fort le plus longtemps possible afin d’avoir l’opportunité de voir naître ce projet. J’ai eu de l’intérêt, même d’Amazon (!), mais au final, je n’ai pas fait la coupure.  Au travers cette déception, il m’est resté un beau souvenir: la démo destinée à la vente du projet.

Au moment de fermer ma compagnie, c’est le dernier projet qui me restait. Encore aujourd’hui, lorsque je pense à cette oeuvre, j’ai un pincement.

En ce moment, en parallèle à la musique, je concentre ma créativité à l’écriture. Bien que je n’y étais pas destiné – j’en parle justement dans cette entrée de blogue, c’est devenu une passion.

En fait, suite à la honte vécue au CEGEP (voir cette entrée de blogue), je me suis efforcé d’avoir un langage écrit impeccable en tout temps. Cela s’est poursuivi et même accru lorsque je suis devenu avocat. Ce métier demande d’écrire et lire beaucoup de textes, ce qui nous amène à développer une finesse à manier les mots et les phrases. D’ailleurs, beaucoup d’auteurs que j’affectionne sont avocat(es) de profession. Et justement, une ancienne collègue a récemment publié un roman et semble connaître un beau succès avec celui-ci. En toute honnêteté, je suis un peu jaloux mais, surtout, rempli d’espoir d’avoir aussi, un jour, une opportunité similaire.

Mon intérêt en regard de l’écriture s’est développé au fil du temps et de mes lectures. J’ai toujours été quelqu’un avec une imagination fertile et, à force de lire des romans, ma créativité s’est activée.

Lorsque je suis tombé malade il y a quelques années, les nombreux mois passés à la maison ont évidemment eu l’effet de me questionner sur le présent et l’avenir; qu’est-ce que je désire accomplir dans ma vie? La notion d’artiste est évidemment revenue à la surface.

À ce moment, j’ai décidé de consacrer davantage de temps à la musique et à l’écriture. J’ai contacté mes chums du band pour leur dire que lorsque je serais mieux, on reprendrait nos activités. J’ai aussi pris des cours de perfectionnement dans des styles m’étant plus inconnus. Et, lorsque ma santé s’est améliorée, cela m’a amené à participer à d’autres groupes aussi. Quant à l’écriture, j’ai aussi pris des cours, lu des guides, porté plus attention aux différents détails lors de mes lectures, analysé les différents auteurs. Chemin faisant, j’ai débuté mes recherches relatives aux idées qui me trottaient dans la tête, j’ai développé mes histoires et écrit des synopsis.

Aujourd’hui, au travers de mon horaire chargé, je poursuis cela et j’écris aussi des entrées de blogue sur plusieurs sujets, notamment les arts.

Un peu comme chante Claude Dubois, « J’ai réussi et j’en suis fier. Au fond je n’ai qu’un seul regret: J’fais pas ce que j’aurais voulu faire ». Mais, j’essaye à chaque jour de combler cette passion par mon amour de différentes disciplines artistiques.

Every child is an artist. The problem is how to remain an artist once we grow up – Pablo Picasso

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  1. Très beau texte Bruno. Il nous permet de te connaître encore plus. Toi et Nathalie avez énormément de points en commun.
    Comme toi elle aurait voulu être une artiste! Xxxx

    1. Bonjour Lise! Merci de vos commentaires. Oui, en effet, Nathalie et moi avons une passion commune pour les arts. C’est agréable de pouvoir la partager. xx

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