septembre 22

What’s On My « Liseuse »

2  commentaires

What’s On My « Liseuse »

Bruno Ménard

Ben oui, j’ai dû mettre un genou à terre. J’ai tenté de résister le plus longtemps possible mais l’admonestation était devenue trop intense. ?

Enfin, j’ai craqué, et je me suis procuré une « liseuse ». Une Kindle Paperwhite, essentielle pour lire à lumières fermées le soir et en plein soleil sur une plage. À la quantité de livres que je peux lire dans une année, un format compact devenait nécessaire. Et, je vous avouerai que je suis bien content de cette petite machine malgré le fait que ça ne sent plus le papier et que le feeling des pages ne soit pas pareil.

Mais, je m’écarte du sujet.

J’ai toujours aimé lire. Alors que l’appréciation de romans est venue plutôt à l’aube de la trentaine, jeune, je lisais beaucoup de bandes dessinées de toutes sortes. J’en lis d’ailleurs encore souvent comme je vous en parle dans cette autre entrée de blogue.

Les premiers romans dans lesquels je suis plongé tête première, à l’adolescence, ce fut la trilogie l’Histoire des dragons, de la collection Lance Dragon. De façon similaire à la Fraternité de l’Anneau dans Le Seigneur des Anneaux, cette série relate les aventures d’un groupe, à première vue incompatibles, d’elfes, magiciens, nains, et d’humains qui se regroupent pour combattre la Reine des ténèbres et son armée de dragons afin de sauver le territoire de Krynn. J’ai beaucoup (!) lu et relu ces livres, lesquels sont encore dans ma bibliothèque, et desquels j’ai même dessiné des personnages, dont j’ai encore les croquis!

Le secondaire s’est entamé et, dans un contexte de collège privé, c’est-à-dire le Collège de Montréal, où le curriculum était assez classique, j’ai dû lire plusieurs oeuvres pour les cours de français. À cette époque, je n’étais pas très bon ou enthousiaste pour les cours de français. Quoique un des professeurs, pour nous initier à la poésie, nous avait demandé d’analyser une chanson francophone que nous aimions. J’ai choisi une pièce de Jean Leloup. Je ne me rappelle plus laquelle.

Il y a aussi eu des horreurs, comme Le Rouge et le noir de Stendhal. My god! C’est interminable comme roman. Des détails à n’en plus finir. Ça ne m’a pas rapproché avec la langue française ou la lecture de romans en tout cas.

Puis, est venu L’Étranger d’Albert Camus. J’ai découvert quelque chose de particulièrement intéressant et intriguant. Le style de Camus est très harmonieux et l’histoire, quoique un peu bizarre par instants, est bien ficelée. Cela m’a quelque peu réconcilié avec la littérature.

Toujours avec des difficultés en français, je suis parvenu à être admis au baccalauréat international du Cégep Jean-de-Brébeuf, mais à la condition que je prenne des cours de base avec les anglophones et allophones admis au DEC.

La HONTE.

Avec une mère qui maîtrisait le français et un père qui, quoique plus anglophone lorsqu’ils se sont rencontrés, avait également un excellent français écrit, c’était honteux. Mais j’ai bûché. Croyez-moi.

Et là, est arrivé L’Oeuvre au noir de Marguerite Yourcenar. Pour le dernier cours de français de mon baccalauréat, je devais analyser un passage de ce roman. Et quel roman! Par son écriture, la description de l’époque médiévale où les libres penseurs scientifiques et religieux étaient persécutés, notamment dans le nord de l’Europe à Bruges, et par son thème sous-jacent, l’Alchimie, j’ai été happé. J’ai tellement été inspiré par cette oeuvre que je obtenu la plus haute note de la classe. Tellement fier encore aujourd’hui que la dissertation, avec les notes de la professeure, est encore avec moi.

Par la suite, la lecture de romans devient plus difficile: mes études universitaires me demandent beaucoup d’attention, la musique prend une place importante dans ma vie et une tragédie se produit: le décès de mon père. Pendant plusieurs années, mes lectures deviennent plus sommaires: beaucoup de magazines et textes simples.

C’est à l’aube de la trentaine que je reprends goût à la lecture de romans et c’est à moment que je commence à lire davantage en anglais.

Je découvre Dan Brown. Plus précisément, The Da Vinci Code. Et, c’est le coup de foudre.

En effet, cet auteur m’a initié et fait découvrir un style que je lis avidement depuis plus de dix ans, soit le thriller historique.

J’ai dévoré ce livre ainsi que tous ses autres romans. Au moment d’écrire ces lignes, je suis à un tiers de sa dernière oeuvre, Origins. Celle-ci met en valeur son personnage fétiche, Robert Langdon, dans un complot religieux où l’histoire et le symbolisme ont une place dominante. Selon ma compréhension, un film serait déjà en préparation. À ce sujet, je vous invite à voir les autres longs métrages inspirés de la collection « Robert Langdon » ainsi que ses livres, soit Angels & Demons, The Lost Symbol et Inferno

De là, j’ai découvert une multitude d’autres auteurs du même genre. Mes préférés sont sans aucun doute James Rollins et Steve Berry. Ce dernier a écrit un de mes romans favoris, The Jefferson Key. En bref, l’histoire suit le personnage principal qui se retrouve en danger lorsqu’il affronte un groupe de descendants de « corsaires » qui croient avoir été trahis par leur gouvernement. Leurs ancêtres étaient essentiellement des pirates devenus, en vertu de la Constitution américaine, des corsaires ou privateers à la solde du gouvernement, ce dernier leur ayant donné une légitimité d’agir comme tel en prétextant la sécurité de la nation. Aujourd’hui, leurs activités les ont mis en conflit avec le gouvernement et ils cherchent désespérément à trouver la fameuse lettre des Founding Fathers, un document qui leur donnera la légitimité de leurs actions. Fascinant et palpitant!

Le style thriller historique en est un que j’aime beaucoup parce que ce sont des histoires fictives campées dans la réalité ou créées autour de notions réelles. Par exemple, Dan Brown utilise beaucoup la symbologie et les références historiques religieuses dans ses romans pour créer les intrigues, alors que Steve Berry se sert de faits historiques, par exemple des trésors nazi disparus ou comme ceux relatés plus haut. Quant à James Rollins, la science est un élément central au sein de ses intrigues. Ce sont des points d’ancrage d’où ils partent pour créer des histoires fictives prenantes. Plusieurs d’entre eux offrent au lecteur à la fin du roman, une courte explication des différentes notions au coeur du livre. Encore plus fascinant.

Aujourd’hui, ma liseuse contient des titres de ces trois auteurs comme d’autres, notamment Raymond Khoury, David Baldacci, Clive Cussler, Robert Ludlum, Brad Thor, Tom Gibbins, Matthew Dunn, et j’en passe. Tous des auteurs de thrillers ou de romans d’espionnage.

Vous vous doutez probablement que j’aime écrire. Cette passion est justement née de mes lectures de tels romans. Les histoires de ces auteurs ont tellement avivé quelque chose en moi qu’elles ont amorcé un processus pour devenir écrivain.

Déjà, un chapitre-par-chapitre d’un roman est en cours et des synopsis pour deux autres attendent patiemment le moment où je pourrai m’y attarder comme il se doit.

Peut-être un jour je serai sur la liseuse de quelqu’un d’autre?

Bonnes lectures!

Loved this? Spread the word



Autres textes

Il y a ces gens

Lire le texte

Le chef-d’oeuvre de la Nature

Lire le texte

Que dire, quoi faire?

Lire le texte

Je suis inquiet…

Lire le texte
Laisser un commentaire...

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec un*.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

{"email":"Email address invalid","url":"Website address invalid","required":"Required field missing"}