La semaine dernière, suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, j’ai commencé à écrire un texte sur la notion du « débat » (et non de « combat »), ou plus particulièrement de son absence grandissante dans notre société.
Je n’ai pas été en mesure de le terminer. 😔
Au fil des jours et des nouvelles toujours plus sombres, c’est le sentiment grandissant d’impuissance et d’incompréhension qui a commencé à m’habiter. Mon inquiétude sur notre Humanité collective prend plus de place en moi.
Que ce soit la « guerre » en Ukraine, les manifestations de plus en plus violentes, l’augmentation des drames familiaux et « de rue », la présence plus visible dans notre collectivité des groupes extrémistes, cela m’inquiète.
Je suis également inquiet quant à notre impuissance face à cette montée de la Haine.
Que dire, quoi faire?
Dois-je aller m’enrôler dans l’armée pour être déployé en Ukraine? Devrais-je manifester contre les « manifestants », ou plutôt devenir un justicier?
Je ne vois pas comment cela aiderait la situation. La haine entraîne la haine.
Alors, je dis quoi et je fais quoi?
Est-ce que tendre la joue à l’agresseur est toujours la bonne attitude à prendre? Selon Tolstoï et Ghandi, oui. Pour eux, c’est la non-violence mais aussi la non-résistance, la non-coopération et l’objection de conscience qu’il faut prôner à tout instant. De là, c’est notre Humanité qui en ressort gagnante contre l’agression.
Ai-je cette faculté, cette profondeur d’âme face à la violence, la Haine, l’absence de respect? J’en doute quoique j’aimerais pouvoir.
Et, cela m’inquiète aussi.
Pas tant que je serai un agresseur mais davantage du fait qu’il me sera difficile d’éviter la violence.
Alors, que dire? Quoi faire?
Si tu n’es pas capable de faire aux autres ce que tu voudrais qu’ils te fassent, au moins ne leur fait pas ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fassent – Leon Tolstoï
