J’ai toujours aimé lire – je vous en parle d’ailleurs aussi dans cette autre entrée de blogue. Alors que l’appréciation de romans est venue plutôt à l’aube de la trentaine, jeune, je lisais beaucoup de bandes dessinées de toutes sortes. J’en lis d’ailleurs encore souvent.
À une certaine époque, c’était beaucoup les comics qui occupaient mon temps de lecture. À la tête de mon lit, j’avais un espace de rangement où j’y mettais surtout les bandes dessinées américaines, genre G.I. Joe, Avengers, Spider-Man, Captain America, Iron Fist, etc. Bien que celles-ci se soient volatilisées – quelle erreur! -, je me suis récemment procuré des volumes contenant plusieurs numéros, comme G.I. Joe Origins et Marvel Masterworks. Il a fallu que je me tourne vers de telles collections car, aujourd’hui, les versions individuelles ne sont plus trouvables!
Comme vous pouvez le constater, je suis davantage un fan de Marvel. Mais Batman a toujours été un favori provenant de l’univers DC Comics.
Pour les plus vieux, vous souvenez-vous de la série Batman des années 60 (video)? Quel bijou avec Adam West, récemment décédé. Et que dire des séries des années 70 et 80? Rappelez-vous de Wonder Woman (video) avec Lynda Carter – encore une très belle femme! Et de The Incredible Hulk avec Lou Ferrigno et ces fins d’épisodes toujours tristes. Enfin, je teste vos connaissances télévisuelles: The Amazing Spiderman (video). Ça vous dit quelque chose?
Rien à voir avec les films d’aujourd’hui, n’est-ce pas? Mais que de plaisirs j’ai eu à les écouter.
Évidemment, j’ai été et suis toujours un grand fan des bandes dessinées européennes! J’en lis encore très souvent parce que cette collection-là, elle n’est pas disparue. Elle s’est même agrandie au fil des ans!
Le classique des classiques pour moi: Tintin.
Et quelle oeuvre Hergé a créé!
J’ai tellement lu tous les volumes jusqu’à ce que certains d’entre eux ne tiennent plus à grand chose. Mais quel bonheur ils m’ont procuré!
Ce fut et c’est toujours un refuge pour moi. Un été, où mes parents m’avaient envoyé, pour la deuxième et dernière fois, en camp estival, j’ai passé les trois jours (!!) dans le dortoir à lire les plus de 400 pages du volume 1 des Archives d’Hergé. Cet album contient les histoires de Totor, CP des Hannetons – l’ancêtre de Tintin, et les premières versions de Tintin au Pays des Soviets, Tintin en Amérique et Tintin au Congo. Pas mal différentes que celles disponibles aujourd’hui en librairie. Raciste Tintin était? Hmm.

L’année d’avant, pour mon deux semaines « de drame » au Camp Edphy, je suis passé au travers de L’île noire, l’Étoile mystérieuse et les Cigares du pharaon. J’ai encore les ouvrages originaux avec les collants que ma mère avait mis sur la couverture pour les identifier à mon nom!
Par la suite, j’ai évidemment consommé plusieurs classiques de la bédé française et belge, dont Boule et Bill, les Schtroumpfs, Lucky Luke et, autre chef d’oeuvre, Astérix!
Ah, le valeureux guerrier gaulois avec son fidèle ami, Obélix, et son chien Idéfix. Comment ne pas les aimer? Avec les trois Tintin apportés au Camp Edphy, j’avais aussi Astérix chez les Belges. Et avec Astérix, comment ne pas penser à Ciné-Cadeau!? Un must à chaque année.
Un album que j’affectionne particulièrement c’est Les Scorpions du désert d’Hugo Pratt. Cet auteur italien est notamment connu pour son oeuvre très réputée, Corto Maltese. L’album en noir et blanc est un recueil de cinq histoires inter-reliées, soit « RAS à Djaraboud », « La Piste de Siouah », « Direction Le Caire », « J’ai deux amours, mon pays et Paris » et « L’Ange de la mort ». La série est campée au début des années 1940 en Afrique du Nord, pendant la Campagne d’Afrique et est inspirée de faits réels. Cet album, je le chéri car c’est mon père qui me l’a rapporté d’un voyage d’affaires en France lorsque j’étais jeune adolescent. Pas facile à trouver.
Mes autres amours: Michel Vaillant ainsi que Blake et Mortimer.
Ces derniers, je les ai découverts à travers de vieux albums offerts par un ancien ami de la famille qui était d’origine belge. Selon toutes vraisemblances, ce seraient des copies originales provenant de la Belgique; on en trouve plus comme ces livres.
Je suis immédiatement tombé en amour avec les personnages d’Edgar P. Jacobs, et avec les trois volumes de la série Le Secret de l’Espadon et les deux de La Grande Pyramide. Ce sont des albums que je relis souvent car ils m’emportent vers une époque du début-milieu du 20e siècle, lorsque la guerre se terminait et que les colonisateurs anglais étaient encore très présents en Égypte ou en Inde, par exemple. Ces récits offrent quelque chose de nostalgique d’une époque révolue où les hommes étaient des gentlemen malgré la guerre et les conflits. Jacobs utilise aussi efficacement l’Histoire comme base pour ses oeuvres fictives. Par exemple, les grandes guerres pour inspirer la troisième guerre mondiale initiée par l’empereur Basam-Damdu de l’Empire jaune. Ou, les mystères égyptiens comme trame de fonds à la série de La Grande Pyramide. Enchanteur.
Quant à Michel Vaillant, je ne me souviens plus trop comment je l’ai découvert. Le premier album que j’ai lu de ce « vaillant » coureur automobile est KM 357, le 16e album de Jean Graton sorti en 1969. J’ai eu un faible pour cette série qui, elle aussi, nous ramène à une autre époque, soit celle du début « commercial » de la F1 et de la course automobile dans les années 50 et 60. Cet univers est construit autour d’une famille de constructeurs automobile français connue, les Vaillant, et mets en vedette un des fils, Michel. Celui-ci est un grand champion de F1 et un homme qui n’a pas froid aux yeux. L’album que je préfère c’est Le 8e pilote qui relate les tribulations d’une écurie de jeunes pilotes formée par Vaillant et guidée par Michel. Vraiment un classique. À lire ces oeuvres, vous verrez rapidement que Jean Graton, et son fils Philippe, sont de vrais passionnés de la course automobile. Fascinant récit d’histoire également.

Plus récemment, j’ai eu un coup de coeur pour les livres « chroniques » de l’auteur d’origine québécoise, Guy Delisle. De vrais bijoux. Shenzen, Pyongyang, Chroniques birmanes et Chroniques de Jérusalem racontent dans un art naïf noir et blanc ses longs séjours, seuls ou avec sa famille, dans des lieux inhabituels. C’est un compte-rendu humoristique des tribulations vécues dans des pays plus hostiles ou dont les coutumes diffèrent des nôtres. Très drôle et inspirant.
À une époque, j’aurais aimé être bédéiste. Oui, oui. J’ai beaucoup dessiné plus jeune mais je n’ai pas assez développé cet art, bien que des confrères de classe et moi ayons soumis à un concours une bande dessinée historique sur la révolution française. Nous n’avons pas gagné mais avons eu une mention honorable. Quand même.
Voilà mon claim to fame.
Bonnes lectures!
