Avez-vous le goût d’écrire? Voir les mots, vos mots, sur une page ou un écran?
Moi, oui.
D’où vient cette envie, ce goût de mettre, en anglais, pen to paper? Je ne sais pas vraiment. Mais, c’est presque viscéral maintenant, comme la musique.
Et pourtant, jeune, je n’étais pas destiné à aimer cette forme d’expression. Je vous ai raconté qu’au secondaire et au CEGEP, c’était pénible, voire atroce? Hmm hmm. Avant et après ma première année de secondaire, j’ai dû prendre des cours de rattrapage en français, et en mathématiques aussi, alors que pour entrer dans le programme enrichi du Baccalauréat International au niveau collégial, j’ai dû prendre le cours de français pour les allophones et anglophones…
?
La honte.
Parce que ma connaissance de ma langue maternelle était si défaillante, en tout cas aux yeux des responsables du programme, je devais « recommencer » à la base. Fils d’une mère avec une plume exceptionnelle et d’un père qui avait lui aussi une écriture développée, vous comprenez que la situation était grave.
C’est à la quatrième session, la dernière (!), qu’un déclic s’est produit. Je ne sais trop comment, peut-être à force de bûcher, que j’ai réussi à enfin avoir une meilleure écriture, une meilleure connaissance du français, quoique encore loin de la perfection ou même d’une passion.
Je vous dirais que cet intérêt plus marqué pour l’écriture s’est davantage développé alors que je faisais mon cours de droit.
Ben oui.
Pour moi, écrire des contrats, c’est un art, un vrai plaisir. Structurer mon document, faire des phrases courtes et compréhensibles, c’est jouissif.
?
Bizarre?
Peut-être. Mais, pour moi, c’est un plaisir. Et cela s’est transformé en plaisir de lire et, depuis les dernières années, en une passion d’écrire un (ou des) roman(s). Vous vous souvenez que je vous en ai parlé à de nombreuses reprises, notamment dans cette entrée de blogue?
Voir des mots, cohérents évidemment, sur une feuille, c’est un vrai plaisir, surtout quand c’est moi qui les écrit. En fait, dans mon cas, c’est sur un écran que je préfère. Bien que ma conjointe me dise que j’ai une belle écriture, je n’en suis pas aussi convaincu. Surtout aussi que depuis ma tendre enfance, je ne tiens pas un crayon selon les « normes ». Dès la maternelle, les professeurs ont tant bien que mal essayé de me le montrer, mais encore aujourd’hui, j’empoigne ma plume de tous mes doigts.

Ça, c’est weird.
Et cela, probablement, a fait en sorte, que je préfère le clavier au crayon. J’adore le feeling d’un clavier sous mes doigts.
En tout cas.
Un jour, j’en ferai peut-être un métier.
?
There is nothing to writing. All you do is sit down at a typewriter and bleed. – Ernest Hemingway
