décembre 9

Le pudding à l’arsenic!

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Le pudding à l’arsenic!

Bruno Ménard

Hey! Ciné-Cadeau, c’est dans quelques jours! Je suis énârvé comme ça se peut pas. 

Malgré ma « relation particulière » avec le temps des Fêtes (j’en parle dans cette entrée de blogue), j’avoue que j’ai hâte à cette période, notamment à cause de Ciné-Cadeau. Pas vous?

Pour ma conjointe et moi, c’est un rendez-vous hebdomadaire. Le film, souvent animé, de 18:30, c’est à ne pas manquer. Même que, parfois, nous l’enregistrons si jamais nous ne sommes pas à la maison! 

Astérix et Cléopâtre, Tintin et le lac aux requins, Les douze travaux d’Astérix, Les Dalton en Cavale! Comment passer à côté de ces classiques du temps des Fêtes?! En tout cas, ne me téléphonez pas ces soirs-là, je ne réponds pas. 

Pour moi, les dessins animés, c’est douillet, c’est nostalgique. Bref, c’est enveloppant. Un retour en enfance. 

Depuis que je suis petit, j’écoute des dessins animés, sans vraiment jamais avoir arrêté. Quand je travaillais à Toronto, j’avais notamment le privilège de superviser les affaires et le juridique du contenu de la chaîne Télétoon. Hey, toi! Le fun que j’ai eu à « valider » si les émissions étaient conformes aux règles. He he. ?

Cela a contribué à mon désir de faire des dessins animés. Vous vous souvenez que je vous en ai parlé dans cette entrée de blogue? Mais oui! J’ai tellement voulu faire vivre Harry and Horsie au petit écran. Hélas.

Malgré cette déception, j’ai toujours une réelle passion pour les « petits bonhommes ». 

Un qui restera toujours spécial pour moi, c’est Wile E. Coyote and The Road Runner de la série Looney Tunes. Pourquoi? En plus d’être drôle, parce que mon père aimait ce dessin animé et le regardait parfois avec moi. Un souvenir que je conserve précieusement. Les manigances folles du coyote à essayer d’attraper un Grand Géocoucou (oui, oui, check it up): c’est un classique qu’on ne voit plus souvent à la télé. Probablement trop violent pour les jeunes d’aujourd’hui. Hum.

Justement, parlant de violence, je me suis toujours demandé si Goldorak, G.I. Joe, ou Albator passeraient le test aujourd’hui. Qu’en pensez-vous?

Dans tous les cas, ces émissions sont parmi mes favorites. Quand je faisais mon bac en génie, j’ai assisté à une soirée organisée de visionnement de quelques épisodes de Goldorak. À cet époque, mi-90, à cause d’une bataille juridique acrimonieuse, la VHS (ou le DVD) de la série était disponible nulle part, en tout cas pas au Québec. Mais, quelqu’un avait réussi. J’ai jamais vu autant de monde au Pub de Polytechnique. C’était débile. Goldorak, go! s’est écriée la foule à plusieurs reprises. M-A-G-I-Q-U-E!

Mais, Albator, le Corsaire de l’espace, c’est nettement mon favori. Personnage mystérieux et sombre voyageant aux confins de l’espace sur son grand « navire » de guerre battant pavillon noir avec crâne et os croisés, le fameux Jolly Roger. Lui, c’est un vrai. Bien que la série originale est fantastique – j’ai le coffret à la maison-, je vous invite à visionner le film japonais datant de 2013. On monte d’un cran dans cet univers plus réaliste. Fascinant.

Parlant de réalisme, vous devez voir – vous DEVEZ voir – Final Fantasy: The Spirits Within. Ce film de 2001 n’est pas seulement fabuleux, mais au moins une décennie avant les autres. C’est le premier long métrage photoréaliste d’animation par ordinateur et le film le plus cher inspiré d’un jeu vidéo jusqu’à la sortie de Prince of Persia en 2010.

Les images sont exceptionnelles. À cette époque, l’animation n’était pas du tout ce qu’elle est aujourd’hui. Quelqu’un m’avait à ce moment dit que la chose la plus difficile à animer, ce sont les cheveux. Oui! Avez-vous déjà remarqué? Dans les plus vieux films, les cheveux, c’est un bloc. Pas de mouvement. Mais, dans ce film, ce sont plus de 60 000 brins animés et rendus individuellement qui constituent les cheveux! 60 000!! Pas surprenant que cela ait pris quatre années et 200 personnes pour animer ce film.

Le résultat est spectaculaire. Tristement, ce film n’a pas performé dans les salles de cinéma, malgré les visuels et le fait que plusieurs grands acteurs aient prêté leur voix aux personnages, dont Alec Baldwin et Donald Sutherland, pour ne nommer que ceux-là. Quand même.

Anyway, à voir. Avez-vous compris?

Autrement, quoi d’autre à vous dire? Il y a tellement de séries ou films desquels je voudrais vous parler. So many things to say, so little time!

Évidemment, plusieurs films de Disney et Pixar sont à recommander. Par où commencer?  Évidemment, Toy Story et Monsters, Inc. Mais, le meilleur selon moi, c’est Wall-E. Quel beau film. Et, avec très peu de dialogues en plus! C’est le talent des comédiens qui prime. Quand même, non?  ?

Plus récemment, on découvre des réalisateurs/créateurs qui reviennent à des méthodes dites plus « archaïques », notamment le stop motion. Celui qui vient en tête instantanément, c’est Wes Anderson. Ses films d’animation, Fantastic Mr. Fox et Isle of Dogs, ont tous deux été reconnus par la critique et le public. De très beaux films exécutés avec une technique parfaite. 

Deux films dans la fringe que je souhaite vous mentionner. D’abord, Mary and Max, un film australien de stop motion en noir et blanc. C’est l’histoire d’une jeune fille australienne qui correspond avec un vieil homme de New York. Au fil des lettres qu’ils s’échangent pendant plusieurs années, on assiste à leur évolution individuelle et, éventuellement, à leur « rencontre ». Très touchant. 

L’autre film, Persépolis, est inspiré d’une bande dessinée du même nom de l’auteure Marjane Satrapi. Ce long métrage, nominé pour l’Oscar du meilleur film d’animation de 2008, est superbe. D’abord par le style mais ensuite par le propos. Il raconte l’histoire d’une jeune fille iranienne à l’époque de la révolution et de la guerre avec l’Irak. Un film controversé mais nécessaire, en plus d’être bien fait. 

Des séries ou films animés, ce n’est pas juste pour des enfants, ils servent aussi aux mêmes buts que les autres oeuvres audiovisuelles. Celles-ci peuvent provoquer, informer, critiquer ou simplement divertir. 

En tout cas, moi, ils font tout cela depuis maintenant 44 ans, et pour encore très longtemps.

Enfin, pendant que je termine d’écrire cette note, un classique des classiques prend l’antenne: Rudolph The Red-Nosed Reindeer, un TV movie en stop motion de 1964!

Cette animation mettant en vedette Rudolph, le renne au nez rouge, est diffusée uniquement à CBS, une chaîne nationale américaine, chaque année depuis sa création au début des années 60! C’est l’oeuvre audiovisuelle de Noël ayant la plus longue longévité de tous les temps.

Retourner en enfance? Je vous le disais plus haut, c’est ce que ces dessins animés font pour moi.   

Animation is about creating the illusion of life. And you can’t create it if you don’t have one – Brad Bird, animateur, réalisateur, scénariste et producteur de cinéma américain. 

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