octobre 20

Post. Punk. What?

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Post. Punk. What?

Bruno Ménard

Il n’y a pas si longtemps, je vous parlais de certaines de mes playlists du moment. Mais, comme les instants changent, les listes aussi.

En ce moment, je suis porté par celle nommée Post-Punk. Elle contient des pièces musicales de groupe du style New Wave/Post-Punk Revival (!).

Bon, c’est quoi ça? De ce que j’en comprends, c’est un mouvement où le punk et le New Wave des années 80 revivent au travers de groupes actuels.  Certains disent que ce terme réfère aux groupes new wave des années 80, d’autres – comme moi – pensent plutôt que celui-ci est davantage pertinent pour un style de musique plus moderne. En fait, on parle plus de revival, de renaissance, de reprise d’un style.

Alors qu’au début des années 90, c’est le Grunge qui tire son inspiration du rock des Seventies – je le mentionne dans cette entrée de blogue, le New Wave/Post-Punk Revival lui s’inspire davantage de groupes tel The Clash, The Smiths, et Joy DivisionPetite anecdote intéressante: vous aurez peut-être remarqué qu’entre le Grunge et le New Wave/Post-Punk Revival, il y a eu le Punk Revival avec Green Day, blink-182, Simple Plan, Rancid, etc.

On vit des cycles. Quel sera le prochain?

Mais, je divague. Où étions-nous? Ah oui, ma playlist Post-Punk!

Anyway, au milieu des années 2000, je suis tombé dans ce style musical à pieds joints. Celui-ci a occupé une bonne partie du milieu de cette décennie. Je vous ai parlé déjà d’une de mes playlists favorites, New Wave. Mais, après réflexion, mon intérêt pour celle-ci s’est plutôt fait à l’inverse. Je m’explique: je suis retourné à cette époque grâce aux groupes des années 2000 que je découvrais. Ils m’ont rappelé ces années et fait découvrir des groupes que j’avais un peu ignoré, tel que Joy Division et The Smiths.

Ma première découverte du style Post-Punk a été Arctic Monkeys avec leur album Whatever People Say I am, That’s What I’am not. WOW! L’énergie primaire du punk et du rock, mêlée à des paroles intelligentes et parfois poignantes, ont fait d’eux le plus grand groupe de la Grande Bretagne (!) dès leur premier album. Sérieux! Vous connaissez certainement la pièce I Bet You Look Good On The Dancefloor, mais écoutez surtout la planante Riot Van, ainsi que From The Ritz To The Rubble. Cette dernière raconte une soirée peu heureuse aux portes de différents bars. Excellent.

Leur mélange de rock, punk, s’est poursuivi avec brio sur Favourite Worst Nightmare. Quoi vous dire de cet album!? Bien que toutes les pièces soient excellentes, écoutez surtout Do Me A Favour, une histoire de séparation difficile. Poignante.

Parlant de « poignant », celui qui gagne la palme dans mon univers musical, c’est Editors. Leurs deux premiers albums, The Back Room et An End Has A Start, sont mes favoris. Surtout, leur premier qui, pour moi, m’enveloppe.

Editors, c’est un groupe anglais clairement inspiré de Joy Division; la voix grave, les mélodies et sonorités sombres. Pour comparer, écoutez Love Will Tear Us Apart de ce dernier. Pas de doutes. Mais malgré cette comparaison, Editors, c’est, comment vous dire, « cathartique ». Ça libère bien des choses. Juste les trois premières chansons de l’album The Back Room, soit Lights, Munich et Blood, donnent le ton. Quant au deuxième, la pièce The Racing Rats ne peut que vous « animer ».

En spectacle, je les ai vus au Club Soda (quelle salle!). J’ai amené mes chums du band qui étaient sceptiques. Mais, à la fin, ils ont vraiment apprécié la prestation. Les ai-je convaincus de devenir des adeptes? Pense pas. Mais, so what.

Dans cet univers musical, je vous invite aussi à découvrir Bloc Party (vous reconnaîtrez la chanson Banquet utilisée dans une pub de char), Franz Ferdinand (évidemment) et son tube Take Me Out, The Killers avec Somebody Told Me ainsi que Kaiser Chiefs, Interpol (le vrai émule de Joy Division) et Klaxons.

Je m’en voudrais de ne pas vous parler des groupes canadiens de ce style, dont un de Montréal, Mobile. Ce dernier a connu un petit succès national avec les pièces Montreal Calling, Out Of My Head et Tomorrow Starts Today. Les albums subséquents ressemblent, à mon avis, davantage à Simple Plan, plus pop-rock. Une autre très belle découverte a été le groupe torontois, Tokyo Police Club et son album Elephant Shell. Vraiment super. Mentions spéciales à Graves et Your English is Good.

Et, comment oublier le groupe auquel nous nous sommes « frottés » lors du concours Emergenza (voir cette entrée de blogue), The Sessions. « Frotté » est un bien grand mot car ils nous ont plutôt « torchés » solide, s’ayant mérité la première place canadienne et mondiale! Comme prix, une session d’enregistrement en Suède avec Bob Rock! Quand même. Leur seul album, en fait un démo datant de cette époque, sur iTunes maintenant disparu, est vraiment très bon.

Au travers de ce mouvement, j’ai découvert deux groupes super intéressants. Le premier, My Architects (à ne pas confondre avec Architects, un band métal), est un peu un mystère. Un seul album, sur iTunes depuis peu; aucune ou peu de références sur le Web. Et pourtant, un album, à mon avis, excellent. Dommage.

Le deuxième, c’est The Libertines. Vous avez peut-être entendu parler d’eux, surtout d’un des fondateurs et compositeurs principaux, Pete Doherty. Avec ses frasques, ses arrestations, et sa relation particulière avec la mannequin britannique Kate Moss, il a fait les manchettes assez souvent. Malgré cela, très tôt dans leur existence, ce groupe « devait » devenir le prochain supergroupe britannique, les prochains « Beatles ». Et avec raison. Pour moi, leur deuxième album, éponyme, quoique un peu débraillé, est d’une brillance musicale hors pair. Pas vraiment de suite. Dommage.

La difficulté avec le style New Wave/Post-Punk Revival, c’est qu’il est aussi intimement associé à l’Indie. Ça devient un peu flou.

Que diriez-vous d’Arcade Fire, par exemple? Indie? Post-Punk? Pas facile, n’est-ce pas? Surtout avec l’album Funeral qui est de la même époque et que je considère comme assez similaire. Aujourd’hui, ils ont leur propre style, plus rock expérimental. Mais, les débuts sont, à mon avis, assez clairement inspirés des années 80.

À cet égard, en terminant, je vous invite à écouter The New Pornographers et Broken Social Scene. Deux collectifs canadiens de la scène Indie particulièrement intéressants. Ils n’ont pas connu le succès qu’ils méritent, mais chacun a propulsé la carrière de deux chanteuses, soit  Neko Case et Feist, respectivement. Des artistes à découvrir.

Clairement, aujourd’hui est l’élève de hier –  proverbe allemand.

Bonne écoute!

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    1. Bonjour,

      Merci de votre intérêt.

      Oui, toujours fonctionnel! Cependant, je n’y ai pas contribué récemment. J’espère pouvoir le faire prochainement.

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