janvier 19

Paresse et cupidité

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Paresse et cupidité

Bruno Ménard

1,25 milliard.

C’est le nombre d’animaux qui seraient morts à ce jour suite aux feux d’Australie. Et cela, c’est sans compter les amphibiens, les poissons, les insectes et les chauves-souris.

Selon certains spécialistes, de là, certaines races seraient en voie d’extinction.

Et ça, c’est de notre faute. Celle des Humains.

Depuis assez longtemps mais encore plus depuis les dernières décennies, nous avons été négligents, face à notre Terre et aux autres. Ceci inclut autant notre propre race humaine que la faune et la flore.

La Terre, c’est un écosystème géant. Le débalancement d’une communauté affecte indéniablement les autres. C’est ce qui se passe. Par notre propre faute.

Oui, beaucoup d’entre-nous tentons d’être plus conscients et moins négligents. On essaye de renverser la machine. Mais, ce n’est évidemment pas facile parce qu’elle a malheureusement pas mal de momentum. Pour l’arrêter, ça prend un coup de barre.

Et cette négligence, c’est à cause de notre paresse et de notre cupidité.

Oui.

Vous avez 1 km à faire pour aller chercher vos médicaments. La voiture ou la marche?

Mais, aussi, c’est à plus grande échelle.

La voiture électrique, c’est pas récent. Pour ceux qui se souviennent, Hydro-Québec a inventé le moteur-roue au début des années 1990! Il y a près de trente ans!

Et puis? Ce projet est mort faute de support réel du gouvernement et d’un lobbying de masse des pétrolières et des producteurs automobiles accoquinés à celles-ci.

Tout ça, à cause de la paresse et de la cupidité.

Et que dire du plastique? Au début des années 2010, on parlait en Europe de routes faites entièrement de plastique! Où sont-elles?

En 1987, un rapport commandité par l’ONU indiquait que notre survie passait par l’innovation environnementale. Ah bon?

Trente ans plus tard, au Québec, nous débattons encore sur quoi faire avec nos bouteilles de verre. Consigne? Recyclage? Mais très peu de solutions concrètes, innovantes ou d’encouragements en ce sens.

Nous sommes paresseux et cupides.

Et le pire dans tout cela, c’est que plusieurs d’entre nous, dont des chefs d’états, ont l’audace d’insulter et de discriminer Greta Thunberg. A-t-elle 100% raison? Peut-être pas. Utilise-t-elle les bons moyens? Peut-être pas. Mais, au moins, elle a l’intégrité de ses paroles, et elle nous pousse tous à la réflexion et à l’action. Ce que peu de nos dirigeants font.

Suis-je parfait. Non? Suis-je paresseux et cupide? Oui, j’en suis parfois coupable. Mais, j’essaye quand même à chaque jour d’être mieux et d’avoir meilleure conscience.

 

L’orgueil cupide et l’égoïsme illimité n’inspire ni attrait ni respect – Henri-Frédéric Amiel, écrivain et philosophe suisse

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