Beulah nous a quitté tout doucement ce matin.*
Malgré notre propre présence, la maison semble vide; il manque quelque chose, quelqu’un.
Et pourtant, nous étions conscients qu’elle était à ses derniers moments depuis un bout de temps. Son état physique se détériorait presqu’à chaque jour, sans pour autant qu’elle souffre et que cela soit problématique au quotidien.
Elle était à 3 mois d’avoir 12 ans. Pour un bouledogue anglais, c’est tout un accomplissement alors que l’expectative de vie de cette race est de 8 à 10 ans.
Je me souviens d’elle lorsque je suis allé la récupérer pour l’intégrer à la famille. Elle venait tout juste avoir 2 mois; une petite boule blanche et rousse avec une douce frimousse. Je pouvais la tenir au complet sur mon avant-bras.
Aujourd’hui, je l’ai tenu sur moi, comme un enfant. Elle avait besoin de proximité et d’un peu de chaleur. Moi aussi.
Au travers des 12 ans passés ensemble, nous avons vécu pas mal de choses ensemble. Nous avons été des compagnons fidèles; elle durant ma séparation et ma maladie, moi, pour tous les bobos qu’elle a eus, en plus de notre déménagement et de mes absences quotidiennes pendant une année complète.
Elle nous a souvent fait rire; des visages hargneux aux déguisements avec lesquels nous l’affublions, en passant par les « pitreries » qu’elle pouvait faire de temps en temps.
On lui parlait, comme je vous parle. Elle était un partenaire silencieux de tous les moments. Elle avait ce regard qui indiquait beaucoup de choses, sans pour autant les verbaliser.
Ce matin, il était temps qu’elle parte. Elle a vécu tout ce qu’elle pouvait vivre sur cette Terre avec nous. Il était temps que nous la laissions partir.
Bon repos, ma Beulah. Je t’aime.
- Cette entrée de blogue a été écrite le 2 janvier 2019.
