janvier 31

Z’êtes où?

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Z’êtes où?

Bruno Ménard

Ça fait longtemps que je vous ai vus. C’est comme si vous étiez un rêve lointain.

En tout cas, j’espère vous reconnaître quand on pourra se voir! Du moins, si vous existez vraiment.

?

Il est clair que l’éloignement de l’autre est un effet secondaire sérieux de la crise actuelle. J’oserais même dire que ses effets sont pires que ceux du virus.

C’est clair que la solitude est un « virus » qui gruge l’essence de ce que nous sommes. Nous le savons depuis longtemps: l’Humain n’est pas fait pour être seul. Il a besoin d’être en groupe, dans un clan ou un tribu. Même symbolique, comme les castes par exemple, elle est essentielle à notre statut, intérieur et extérieur.

Et, bien que la pandémie actuelle ne fait aucune différence de notre place dans la société moderne, le virus l’a malheureusement divisée de multiples façons.

D’abord, physiquement, par le confinement et les mesures sanitaires. Ne pas se voir est une chose mais de ne pouvoir enlacer ses proches, c’est très difficile. Le « toucher » serait le sens le plus important, le plus fondamental de notre être. C’est avec lui que nous exprimons nos émotions, c’est un moyen de communication profond entre nous. Il est aussi vital pour notre santé mental.

Il nous isole socialement de notre clan, affecte nos relations sociales et professionnelles en nous imposant une distance ou un écran. Quoi de plus anormal et désagrégeant que de fêter, un anniversaire ou Noël, via une application numérique?

?

Et, quoi qu’on en pense, les divergences d’opinion sur les mesures appliquées, leur imposition, les solutions envisagées, et les manifestations de toutes sortes ont aussi comme effet de nous isoler l’un de l’autre. De mon vivant, je n’ai jamais vu autant de division dans le Monde que présentement.

Même les médias ont un effet d’isolation. On dirait que tout est négatif aux nouvelles, dans les séries, sur Facebook, Twitter, etc. C’est décourageant.

Et peut-être le plus vicieux dans tout cela, c’est la paranoia qui s’est installée en nous. Vous l’avez tous remarquée cette peur de l’autre. C’est aussi banal que les gens qui changent de trottoir pour vous éviter.

Dans tous les cas, sortir  de l’isolement avec nos proches sera facile. Avec le reste du monde? Je le souhaite pour que nous puissions revenir à une certaine Humanité.

Soyons positifs.

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