Ah, Spinal Tap. Connaissez-vous ce groupe? Ce film?
Non? Il manque alors cruellement quelque chose à votre culture, tant musicale que cinématographique.
Par où je commence alors? Ouf.
En fait, il faut dire qu’il y a Spinal Tap, le groupe et (This is) Spinal Tap, le film. L’un ne va pas sans l’autre, et ce n’est pas nécessairement dans cette séquence.
En tout cas, pour moi, ça commence avec This is Spinal Tap. Que dire de ce film que je regardé en boucle plusieurs fois tellement que c’est drôle et ancré dans la réalité des groupes de musique?
Les chicanes entre musiciens (jamais!), les égos qui gonflent (jamais!), la blonde qui sème la zizanie (Yoko, ça vous dit quelque chose?), les « TOCs » du guitariste (encore lui!?), les mésaventures des concerts et tournées? En voulez-vous? Il y en a, et encore plus!
This is Spinal Tap est un film humoristique du milieu des années 80 qui parodie les grands groupes rock lorsqu’ils atteignent une certaine popularité. Ce film, tourné façon « documentaire », est tellement représentatif de la réalité qu’il a incité les instigateurs à faire vivre ce groupe dans la réalité. Oui, oui! Des concerts, des albums, des partitions dans les magazines de guitare (j’en ai chez moi!). Ils ont même une demi page dans The Rolling Stone Encyclopedia of Rock & Roll (pour les amateurs de musique, à acheter!!!). C’est pas peu dire!
La première fois que j’ai écouté This is Spinal Tap, c’était avec mes meilleurs chums. Nous faisions tous partie du même groupe de musique (et pour les trente années suivantes!). Un vendredi soir chez moi assis en groupe dans mon divan. Nous avons tellement ri et reculé/avancé le VHS pour revoir les scènes et se tordre de rire. Encore aujourd’hui, c’est une des soirées où j’ai eu le plus de fous rires et dont je me souviens assez bien.
Comment ne pas rire en regardant le bassiste du groupe, Derek Smalls, passer au détecteur de métal aux douanes avec un concombre enveloppé d’aluminium dans son spandex?! Comment rester de glace face à Nigel, le guitariste, expliquer à l’intervieweur de ne pas toucher, regarder, penser à l’une de ses guitares et que sa grande innovation a été de créer un ampli qui va à 11!? Et que dire du batteur qui, fanfaron-faisant, monte sur son siège pour instantanément dégringoler dans son kit?
Comment?
Cette dernière scène, combien de fois l’avons-nous rembobiné pour la revoir? Surtout que cette séquence préface les entrevues des autres membres du groupe qui expliquent la succession de batteurs. Un est décédé suite à une combustion spontanée, un autre mort suite à un accident de jardinage mystérieux. Et j’en passe!
J’ai mal aux côtes juste à vous raconter quelques scènes.
Ce film est drôle mais, pour un musicien, ce l’est encore plus tellement que ça te rejoint. La plupart des scènes sont tirées de la réalité, de faits vécus ou d’histoires constatées dans d’autres groupes.
Encore aujourd’hui, mes chums et moi faisons des références à ce film, simplement à se taquiner. N’est-ce pas Nigel? Right!
Pour les non-musiciens, vous y trouverez votre compte. Pour plus de plaisir à le visionner, faites-le avec un (ou des) musicien(s). Votre rire en sera décuplé.
You can’t really dust for vomit – Nigel Tufnel
