Une ligne lumineuse lézarde le ciel, le scindant en deux. Elle est accompagnée d’un grondement lourd et profond, comme si les Dieux étaient furieux – Et ils ont bien le droit…
Mais, quelle puissante manifestation de notre environnement, n’est-ce pas? C’est tellement vrai que l’éclair occupe une place privilégiée au sein de diverses mythologies depuis des millénaires. Et, souvent, c’est même LE rang le plus prestigieux qu’il occupe. Ben oui! Ne parlons que de Zeus, ou Jupiter dans son penchant Romain, ou même Thor, le dieu du tonnerre au pantheon des déités nordiques.
Certains avancent qu’il serait peut-être même à l’origine de notre propre existence, l’étincelle qui aurait créé la Vie.
Mais, ne s’arrête pas là notre fascination pour ce phénomène naturel particulier qui, encore à ce jour, est toujours un mystère pour nous, malgré le fait qu’il tombe plus de trois milliards d’éclairs par année (!!). En effet, bien que le concept général de formation de la foudre soit connu, son processus demeure encore une énigme, puisqu’il ne s’arrime pas pleinement aux théories de la Physique.
Et la foudre ne vient jamais sans son partenaire, le tonnerre. En fait, l’un nous avise de l’arrivée de l’autre car la pression atmosphérique et la chaleur générées par l’éclair. Dès lors, l’intensité du tonnerre perçue par nous variera selon la proximité que nous avons avec cette manifestation météorologique. Mais, il faut savoir que les deux phénomènes se produisent en même temps. C’est la vitesse de propagation de lumière, beaucoup rapide que le son, qui crée le délai entre l’apparition de l’éclair et le grondement du tonnerre.
J’aime la pluie, ça vous le savez depuis un bout de temps. Et, par association, j’aime aussi les orages, le grondement sourd qui se propage, le jeu de lumières dans le ciel. Quand cela devient trop intense, évidemment, c’est moins agréable mais toujours aussi fascinant.
Il faut laisser passer l’orage – proverbe français. (Que de plus sage dans la crise actuelle, n’est-ce pas?)
** L’image en entête de cette entrée de blogue appartient à la photographe Elena Salvai et s’est méritée la 2e place au concours 2019 Weather Photographer of the Year de la Royal Meteorological Society.
