février 17

Progressez-vous?

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Progressez-vous?

Bruno Ménard

Moi, oui. En fait, Yes.

Parce que le groupe Yes, fait partie du style dit « progressif ».

Hum.

Selon certains, ce courant musical « est caractérisé par l’éloignement du format de la musique populaire en faveur de techniques musicales et instrumentales associées aux musiques jazz et classique. »

Bon. Ok.

Mais ça vient d’où tout ça?

Encore selon certains, il paraît que ça vient du mouvement psychédélique de la fin des années 60, avec des oeuvres tel que: Revolver et Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band.

En vérité, quand on y pense, ça fait du sens. Les Beatles, ils ont beaucoup innové à une époque où la musique « populaire » était en pleine effervescence. Juste à penser à Lucy in the Sky with Diamonds ou, à l’autre bout du spectre, When I’m Sixty-Four. Ces chansons étaient tellement avant-gardistes qu’elles ne pouvaient faire autrement qu’inspirer une autre génération de musiciens.

La période « classique » de la musique progressive est définitivement identifiée comme étant 1968 et 1969. À cette époque, ce sont Yes, Pink Floyd, Genesis et King Crimson qui mènent le mouvement. L’album In the Court of the Crimson King de ce dernier est considéré comme la pièce fondatrice du style.

Et comment!

Quel chef d’oeuvre de la musique contemporaine. Peu importe que vous considériez cet album rock, psychédélique, progressif, ou autre, c’est un maudit bon album. La plupart connaissent 21st Century Schizoid Man car c’est la pièce la plus populaire, la plus rock et la plus reprise du répertoire de King Crimson. Mais écoutez Epitaph et The Court of the Crimson King. Vous comprendrez le génie de Robert Fripp, le fondateur et leader du groupe.

J’ai eu le privilège de voir ce groupe au Festival International de Jazz de Montréal à l’été 2018. Un vrai bijou.

Genesis. Quoi dire? À mon sens, c’est le groupe qui représente le mieux cette époque, celle du Flower Power et de l’exploration musicale. Déjà, Peter Gabriel avec tous ses costumes et sa théâtralité nous amenait dans un autre univers. Et, comme King Crimson, ce sont les arrangements musicaux qui définissent le style, en plus, au travers de pièces longues, comme The Musical Box (10:29) ou Supper’s Ready (22:50!!!).

Plusieurs groupes progressifs ont peuplé leur albums de longues chansons et, aussi, de pièces instrumentales. Par exemple, Rush semble s’être fait un devoir d’en avoir à chaque album. En effet, jusqu’à Snake & Arrows, leur avant-dernier album avant leur retraite en 2018, tous leurs disques en ont contenu. Quand même! Mes favorites sont définitivement La Villa Strangiato de l’album Hemispheres et YYZ de Moving Pictures. La première, j’ai passé des semaines à essayer de l’apprendre alors que j’étais encore à mes premières armes à la guitare.

Enfin, comment ignorer Pink Floyd? Quel groupe! Je vous invite à visionner le film Pink Floyd Live in Pompeii.

Cependant, c’est à partir de Wish You Were Here que j’ai le plus de difficulté à les qualifier « progressif ». Quoique complètement innovant, je classe ce groupe plutôt dans le style « Rock ».

Mais, en bout de ligne, est-ce important? Naon.

Parce que la musique a tellement évolué et s’inspire de tous les styles précédents. Par exemple, dans les années 80s, beaucoup de groupes ont puisé dans le « Progressif ». Ben oui! Les beats inhabituels, l’utilisation de synthétiseurs, et l’intégration d’autres styles, comme le Reggae et le Ska. Justement, plusieurs « fondateurs » ont évolué dans cette direction à leur arrivée dans cette époque, notamment Peter Gabriel, Genesis, Yes et Rush.

Depuis, c’est devenu plutôt difficile de départager qui appartient au « Progressif » ou au pop-rock commercial. Beaucoup de groupes populaires utilisent des techniques sortant du cadre « établi » pour leurs chansons; Foo Fighters, Radiohead, Ariane Moffat pour ne nommer que ceux-là.

Néanmoins, malgré tout cela, le style « Progressif » continue d’évoluer au travers de groupes modernes, dont Dream Theater ou Tool.

Enfin, je m’en voudrais de passer sous silence des groupes du Québec (évidemment!) et aussi de l’Italie. En effet, il y a bien longtemps, j’ai découvert quelques groupes italiens, dont PFM (Premiata Forneria Marconi). Particulièrement intéressant parce que, entre autre, les groupes  de l’Italie ont développé leur propre son, plus près de la musique classique. Quant au Québec, pour ma part, c’est Octobre, avec La Maudite Machine, qui est le porte étendard du style.

Harmonium et le Ville Émard Blues Band sont aussi cités comme des groupes progressifs quoique, à mon avis, c’est davantage du folk et du blues.

Mais, encore une fois, est-ce important?

Naon.

Alors, on avance?

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