août 18

Moi aussi, je n’aimais pas le poisson…

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Moi aussi, je n’aimais pas le poisson…

Bruno Ménard

Je vous partage un court texte que j’ai écrit pour le blogue de l’ONF. C’est un concours pour des blogueurs d’un jour qui a été organisé par l’Office national du film en relation à ses productions originales.

J’ai choisi Dimanche par Patrick Doyon , une courte animation qui présente un jeune garçon dans les activités du dimanche de ses parents. Un beau court-métrage qui m’a beaucoup rejoint, comme vous pourrez le constater dans le texte qui suit.

Bonne lecture.


Mise à jour du 10 décembre 2018. Yé! Mon texte a officiellement été publié sur le blogue de l’ONF!  ?


MOI AUSSI, JE N’AIMAIS PAS LE POISSON…

Quand j’étais jeune, probablement comme la plupart des enfants nés dans les années 70, je n’étais pas un fan de poisson. Similairement au jeune garçon dans Dimanche – nommons-le William, je faisais des grimaces pour éviter d’en manger.

Dimanche, c’est une partie de mon enfance. Tant de parallèles avec ma jeunesse : enfant unique d’une mère croyante et d’un père aimant les chiffres – il était comptable. Petit William vit les choses un peu comme je les ai vécues avec une imagination fertile. Je m’enveloppais d’histoires et d’univers imaginaires afin de combler mes journées passées seul.

C’est à se demander si je ne me suis pas réincarné en William, ou si j’en suis l’inspiration !?

Comme lui, les visites chez les grands-parents dans l’Ontario francophone rural étaient une affaire du dimanche : longue route vers un petit village éloigné, une grand-mère aimante qui me fabriquait différentes choses, un grand-père qui aimait bien prendre son porto tôt en avant-midi.

Dimanche! À une certaine époque, cette journée était sacrée, non seulement pour les rencontres sur le parvis de l’église mais aussi pour les repas de famille. Mononcle Roger, matante Réjeanne, cousin Gaétan. Aujourd’hui, on se voit aux anniversaires de mariage qui se font un peu plus rares et aux funérailles qui, malheureusement, se font de plus en plus fréquemment.

Dimanche, c’est une fenêtre qui, pour moi, s’ouvre sur une autre époque, celle de l’enfance d’un petit garçon, enfant unique à l’imagination fertile. C’est aussi le temps où les valeurs familiales semblaient avoir une signification plus importante; en tout cas, différente d’aujourd’hui.

Les choses semblaient plus faciles, pas juste pour les enfants, mais pour les adultes aussi. Comme William, on s’amusait avec ce qui nous tombait sous la main. On sortait dehors et on découvrait la vie. Nos parents nous laissaient explorer et s’amuser. Aujourd’hui, quel enfant n’a pas son propre calendrier hebdomadaire avec rappels sur son téléphone intelligent lui indiquant qu’il doit être à tel ou tel endroit, si ce n’est sa mère ou son père qui lui texte « où es-tu »?

Avec Dimanche, Patrick Doyon nous plonge dans la nostalgie d’une époque qui semble maintenant révolue. Petit William, bien que seul et laissé à son imagination, ne parait pas malheureux. Qu’est-il arrivé entre là et maintenant?

Je n’en sais pas trop, mais aujourd’hui, j’en mange du poisson.

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