Hier, j’ai lu un article publié sur le site de CNN qui décrit la situation gênante du premier ministre de la République tchèque, Andrej Babis, dont la collaboration avec la police secrète communiste a récemment été révélée.
De ça, des centaines de milliers de personnes ont prévu descendre dans les rues de Prague pour exiger sa démission.
Pas une bonne nouvelle pour Monsieur Babis.
Peu importe son sort, ce qui m’a interpellé ce sont ces gens qui ont une soif de pouvoir, coûte que coûte.
Je ne connais pas Monsieur Babis ni son histoire. Mais, son passé lié aux communistes dans un pays aussi profondément marqué par cette ère me fait questionner sur ses motivations réelles. A-t-il vraiment changé sa veste de bord ou est-il un pur opportuniste avec une soif démesurée de pouvoir?
Prenons notre ami Trump, par exemple. Est-il devenu président à cause de son patriotisme profond et son désir d’aider son prochain? Et Mao, Poutine, Alexandre le Grand, César, Napoléon?
J’en doute.
Il est vrai que pour atteindre de tels statuts, il faut aimer ou accepter le pouvoir. Même dans les entreprises, souvent, pour être un patron, il faut avoir cette capacité d’accepter et de gérer le « pouvoir ». Mais de là à y tenir coûte que coûte et d’y inclure une violence?
Paraît-il que nous naissons tous avec cette « soif du pouvoir ». En effet, « le nourrisson est naturellement narcissique et mégalomane. Il se sent le centre du monde. Ses seuls moyens d’affronter la vie et de se faire entendre sont les pleurs et les cris, il se rend très vite compte de leur pouvoir et qu’il détient là un moyen de se faire obéir. »
?
En grandissant, la plupart d’entre nous apprend que, pour opérer en société, il faut accepter d’obéir. Mais, visiblement, certains individus n’adhèrent pas à ce principe.
En effet.
Et, c’est triste.
D’abord, pour eux, car, ils ne sont pas en mesure de dissocier « pouvoir » de leur existence et que c’est la seule méthode de fonctionnement, allant même jusqu’à la violence. Et cette pathologie entraîne éventuellement un isolement.
Prenez Trump. Il ne reste plus beaucoup de monde dans sa gang. Mais, pensez aussi à Napoléon, exilé à Elbe, ou Saddam Hussein, pourchassé dans son pays et pendu par « son » peuple.
Mais c’est aussi et surtout pour tous les autres qui, pendant la mégalomanie des tenants du pouvoir, subissent des violences de toutes sortes. Pensons qu’au #METOO.
?
De ça, je vous dis: votez aux élections, faites entendre votre voix, et n’acceptez pas les abus, de quelque nature que ce soit.
Le vrai pouvoir, c’est la connaissance – Francis Bacon, Philosophe et homme d’État anglais
