… ne fait pas nécessairement le bonheur des autres.
J’ai longtemps hésité à écrire ce texte par souci de ne pas stéréotyper des situations ou des gens, ou même de susciter un débat inutile, mais aussi parce que c’est un sujet délicat.
Le fait de gérer plus de 500 employés et plus de 100 000 clients par semaine, de lire dans les médias jours après jours des nouvelles au sujet d’agressions armées, d’abus de pouvoir et de violences verbales m’amène à questionner l’Humanité, notre humanité.
Je crois en la bonté des gens.
Suis-je naïf? Certains diront « oui », d’autres diront que les gens sont d’abord bons.
Vous aurez compris, que je généralise. Les gens méchants ne sont pas une majorité de la population. Je ne mets pas tout le monde dans le même bateau. Évidemment, ma conjointe, ma famille, mes amis, certains collègues et connaissances sont, pour moi, de bonnes personnes. Parce ce que nous sommes et ce que nous dégageons, nous attirons et choisissons ceux qui nous ressemblent.
Mais, ma croyance est « agressée ».
Je constate un malaise grandissant dans notre société. Que ce soit les politiciens, les tueries ou simplement les médias sociaux, je trouve que les « bonnes nouvelles » sont de plus en plus rares. Ceci c’est sans parler des actes d’agressions verbales sur les routes, en magasin ou les manifestations qui deviennent plus violentes.
Et, parfois, cette « agressivité » se manifeste autrement. Par exemple, une négligence presque volontaire, un « je-m’en-foutisme » flagrant. En fait, le manque de respect, de considération et de civisme envers les autres, est aussi une forme d’agression.
Lorsque je marche dans la rue ou au travail, je tente de saluer les gens que je croise. Je suis toujours étonné des réactions ébahies des gens.
Cela m’inquiète et m’affecte.
Cette ambiance de plus en plus négative est difficile à supporter pour celles et ceux qui ont une certaine sensibilité ou un manque de confiance en soi.
C’est mon cas.
Depuis que je suis tout jeune, j’ai toujours voulu qu’on me reconnaissance comme une « bonne personne ». Pas celui qui révolutionne une sphère d’activité, ou qui est expert en une matière, ou un héros.
Juste une bonne personne.
Et, avec toutes ses agressions dont nous sommes victimes, je trouve que c’est de plus en plus difficile de demeurer « bon » et « positif ». Peut-être qu’il faut juste redoubler d’efforts pour maintenir un sain équilibre et repousser l’agressivité. Oui. Mais, oh comment difficile parfois.
En tout cas, les nouvelles, peu importe le médium, Facebook ou la télévision, j’en consomme beaucoup(!) moins. Je veux éloigner les sources de négativisme.
D’où provient cette agressivité?
Mes premières prises de conscience m’ont amené à dire que les gens sont « méchants ». Mais, j’ai compris que les gens sont plutôt « malheureux ». Parfois, voire souvent, c’est un malheur profond, quelque chose d’ancien et de subconscient.
Ce qui est inquiétant, c’est qu’il semble y en avoir beaucoup ou, en tout cas, de plus en plus. Vrai ou illusion? Je ne sais pas, mais les manifestations « publiques » sont, à mon sens, plus fréquentes.
Les médias sociaux, de par leur anonymat ou le « voile protecteur de l’écran », incitent parfois à la violence. C’est comme si ce qui se passe ou se dit sur Internet, c’est pas grave. Pas de conséquence.
Pour les gens qui reçoivent cela au quotidien, ne vous surprenez pas alors du nombre grandissant de « burn out ». Et, de là, c’est une roue qui tourne. Vous êtes brûlé, vous ne tolérez personne ou rien, vous vous en prenez aux autres, etc.
Et pour ceux dont la douleur est insupportable, ce sont parfois des gestes malheureux qui en résultent.
(soupir)
On peut pas s’enfuir. Il faut trouver une (des) solution(s).
Plus de bonheur, de respect et de civisme.
?
