Michel Fugain la racontait, cette (auto)route des vacances. Vous vous souvenez? C’était une route d’espoirs et d’amours, une que l’on oublie jamais.
Les routes de mes vacances, je ne les ai pas oubliées. Pas pour les mêmes raisons que dans La Belle Histoire, mais des souvenirs tous aussi marquants. Encore aujourd’hui, je les revois, je les ressens. Un moment de bonheur.
Ce sont ces endroits qui, souvent, nous font vivre des émotions puissantes, inoubliables. Parfois une senteur, un goût ou même une rencontre. Et c’est souvent la nostalgie qui mène ce que nous ressentons.
Nombreux sont ceux qui parlent de leurs vacances de jeunesse en camping avec leur famille comme un merveilleux souvenir, alors qu’aujourd’hui, ils abhorrent cette activité. Curieux, n’est-ce pas? Clairement, ce n’est pas la chose qui définit le souvenir, comme l’émotion vécue.
Et, souvent, c’est ce qui est derrière notre passion de voyager: l’émotion. Ce désir de retrouver un bonheur. Pour certains, c’est le party autour du pool bar, pour d’autres, c’est la liberté de se déplacer sans attaches.
Aujourd’hui, plus que jamais, c’est ce dont nous aurions tous besoin, un petit moment de bonheur. Alors, certains quittent même avec les risques associés. Et c’est dans cette pandémie que la route des vacances nous manquent le plus, cette absence de vivre des émotions de bonheur, seuls, en couple ou en famille. Plusieurs ont profité de la situation actuelle pour découvrir un coin de pays pas trop loin, en créant des souvenirs ici, chez nous.
Et c’est tant mieux.
Bientôt, nous repartirons sur la route des vacances.
Sur l’autoroute des vacances
C’était sans doute un jour de chance
Ils avaient le ciel à portée de main
Un cadeau de la providence
Alors pourquoi penser au lendemain
Paroles tirées de Une Belle Histoire
