DA-BA-DI-DA-BA-DA
I’m blue.
Et vous?
Vous l’êtes certainement un peu parce que le style musical « Blues » est à la base de beaucoup de chansons contemporaines. Oui, il y a eu une évolution depuis des décennies, mais plusieurs autres styles de musique « occidentaux » d’aujourd’hui y tirent leur origine.
On réfère au Blues comme étant la racine de la musique américaine contemporaine et à la base de ou associé à plusieurs autres styles, comme le Rock n’ Roll, la musique Country, le Folk, le Bluegrass, le Rockabilly, et j’en passe.
Mais il vient d’où, le Blues?
De l’Afrique.
?
Ben oui. Car l’apparition du Blues, c’est dans le sud profond, le Deep South, des États-Unis, qu’il émane. Là, où une multitude d’afro-américains, dont les ancêtres, proches ou loins, étaient des immigrants africains « engagés » pour la cueillette dans les grandes plantations de coton.
À temps perdu, ceux-ci ont incorporé les styles traditionnels de la musique africaine aux paroles relatant la discrimination raciale et les autres défis qu’ils vivaient au quotidien.
Et cela a donné le Blues.
Encore aujourd’hui, ce style incorpore des complaintes, plus souvent qu’autrement celles des relations amoureuses.
On cite feu Robert Johnson comme une influence majeure du style. Il est reconnu non seulement pour ses chansons, tel que Sweet Home Chicago, peut-être le classique des classiques du Blues moderne, et Crossroad Blues, mais aussi pour la légende nébuleuse au sujet de son pacte avec le Diable.
WHAT?
Ben, oui.
La légende, en tout cas une des versions de celle-ci, indique que Robert voulait devenir un excellent bluesman. Il fut alors invité (?) à apporter sa guitare à une jonction précise sur l’heure de minuit. À cet endroit, un homme noir fort corpulent, le Diable, prit son instrument, l’accorda et joua quelques chansons avant de lui remettre. Ce faisant, le Diable lui aurait transmis le don de maîtrise de son instrument, en échange – évidemment! – de son âme.
Il devint ainsi populaire.
Cette légende est notamment bien romancée par le film Crossroads, mettant en vedette Ralph Macchio (oui, oui, Karate Kid).
La version moderne de Crossroad Blues, interprétée par le super groupe Cream – dont faisait partie Eric Clapton – est une des premières chansons que j’ai tenté d’apprendre. En effet, à mes débuts, j’écoutais surtout des groupes des années 60 et 70 dont le style était fortement inspiré du Blues, dont ce groupe, Jimi Hendrix, Led Zeppelin, et autres.
En tant que jeune guitariste, c’est souvent ce style que nous apprenons en premier, car il est assez simple. Trois accords et une séquence standard: I, IV, V.
Genre, ça.
Simple, non?
Ensuite, on y ajoute le soloing. Ça donne ça.
Là, on parle. ?
Some of the greatest blues music is some of the darkest music you’ve ever heard – Bruce Springsteen
