décembre 26

I Want My (M)TV

0  commentaires

I Want My (M)TV

Bruno Ménard

Ah oui, on en veut tous une tee-vee, n’est-ce pas? Que ferions-nous sans elle? Hum. On pourrait lire, écrire, dessiner, parler à quelqu’un, jouer / écouter de la musique, faire de l’exercice, s’adonner à un sport, faire du bénévolat.

M’enfin! Mais pourquoi faire tout cela quand on a un petit écran; ou même deux?

Meuuunooon!

(Vous aurez compris que je cite Gaston Lagaffe ?)

Quand il y a tellement de séries télévisées dans cette petite boîte ou, maintenant, plaque, pourquoi s’en priver?

Bien que je ne sois pas un avide binger de séries, j’en ai découvert quelques unes délicieuses. Les voici.

The Man in the High Castle (Amazon Prime). Aaahh. LA découverte. À celles et ceux qui n’ont pas encore entamé le périple des (à date) trois saisons: il manque cruellement quelque chose à votre culture.

Inspirée d’un roman de 1962 de l’auteur américain Philip K. Dick, l’intrigue de cette oeuvre se déroule dans une réalité alternative après la fin de la 2e Guerre Mondiale où c’est plutôt les forces de l’Axe (Allemagne-Japon) qui règnent de façon totalitaire sur les États-Unis et une grande partie de la planète.

Déjà, une telle alter-réalité offre une perspective fascinante à une oeuvre audiovisuelle; imaginez New York transformée en capitale du Greater Nazi Reich et une Amérique divisée en deux, entre les Allemands et les Japonais. C’est à frémir. Mais, ce qui la rend unique, c’est le fait que cette série suit des personnages dont les destins respectifs sont entremêlés suite à leur contact d’une collection de films de propagande mettant en valeur des réalités différentes.

Je ne suis pas un binger, mais pour celle-là, oui. Déjà, je suis fasciné par l’Histoire de la deuxième grande guerre, la mettre en image et en son dans une réalité dystopique est juste WOW.

Parlant de dystopie, c’est avec un thriller d’espionnage aux multiples couches que j’ai poursuivi mon binging. Counterpart (STARZ – The Movie Network Encore au Canada (maintenant Crave)). Autre WOW. Encore une découverte et une surprise. Rien n’annonçait cette série comme allant devenir une de mes favorites.

https://www.youtube.com/watch?v=c3Bu2DOM66g

D’abord, c’est encore avec une notion d’univers parallèle que cette série est basée. Fascinant. Mais, ensuite, c’est le thriller d’espionnage au centre de l’histoire qui est captivant. Et ça, c’est sans parler de l’ambiance et du jeu des personnages. Celui de J.K. Simmons, acteur oscarisé pour le film Whiplash (2014), est sublime. Il joue le même personnage de deux univers différents, et même sans dire un mot, nous comprenons lequel est devant nous. Ça, c’est la maîtrise de son art.

Tout comme The Man in the High Castle, nous sommes happés par les intrigues, les notions hallucinantes des univers parallèles et les drames vécus par les personnages.

Deux séries, une à sa troisième saison, l’autre présentement au troisième épisode de sa deuxième, à voir absolument.

Deux autres à découvrir sont The Young Pope (HBO) et The Night Manager (AMC). Fait intéressant: ces deux séries n’ont pas été envisagées pour survivre plus d’une saison; la première originalement conçue comme une série limitée alors que la deuxième est basée sur un roman de John Le Carré. Donc, le défi des équipes de production suite au succès des oeuvres respectives, c’est de trouver une façon de leur faire une suite. Pas facile.

Dans le premier cas, The Young Pope, une suite a été annoncée, soit The New Pope puisque (spoiler) le pape meurt à la fin de la saison. Dans l’autre, c’est plus nébuleux. À suivre.

Néanmoins, ces séries sont à écouter.

The Young Pope. ? Que dire?

Curieux et ne sachant vraiment pas à quoi m’attendre autre que voir Jude Law en pape (oui, oui!), j’ai écouté le premier épisode. Confus et un peu troublé, j’ai alors poursuivi avec le deuxième, le troisième et tous les autres. À la fin, j’en suis ressorti avec des émotions mixtes. Le fait que j’aie écouté toute la saison me dit que j’ai bien aimé, mais je n’en suis pas certain.

Cette série franco-anglo-italienne met en vedette Jude Law qui personnifie un jeune pape « perturbateur ». Et c’est peu dire. Non seulement il perturbe l’état établi, il sème une confusion incompréhensible. Bien qu’il soit difficile de comprendre ses actions, il y a quelque chose dans cette série qui accroche. D’abord, le jeu de Jude Law, mais aussi la curiosité de savoir ce que ce pape fera comme prochaine action. Stupéfiant.

Un fait à mentionner: le choix musical de cette série est rafraîchissant et innovant. Très intéressant.

Une autre belle découverte: The Night Manager. Mettant en vedette Tom Hiddleston (Loki dans Avengers) et Hugh Laurie (House), cette série est basée sur le roman éponyme de John Le Carré. Avec cet auteur, vous aurez compris que c’est un thriller d’espionnage.

Un classique suspense très bien mis à l’écran, notamment par deux excellents acteurs. La tension est à son maximum dans cette série qui a quand même obtenu plusieurs honneurs aux Emmys, Golden Globes et BAFTA Awards. À voir si l’équipe de production saura créer une suite à cette oeuvre unique. À suivre.

Jack Ryan (Amazon Prime) met en vedette John Kransinski, lequel nous a été introduit par The Office. Vu que je l’ai bien aimé dans le film d’action 13 Hours, un film de guerre biographique au sujet de l’attaque d’un complexe diplomatique américain à Benghazi en Lybie, je me suis laissé tenté par cette série d’espionnage basé sur les romans de Tom Clancy.

C’est une série d’action avec beaucoup d’explosions mais j’ai bien aimé.

Enfin, comment passer sous silence la série québécoise Omertà (ah ha, bon jeu de mot, non?)? À mon avis, la meilleure série jamais produite au Québec. Pour moi, c’est surtout la troisième saison qui retient mon attention; celle avec Nicky Balsamo, interprété par Roman Orzari. Celle-ci nous plonge dans l’univers de la mafia montréalaise et, comme dans le 2e film de la trilogie The Godfather, nous fait vivre des flashback aux débuts de certains personnages.

En plus, vous vous souviendrez que je vous parlé de la trame musicale d’Omertà par Michel Cusson? Un chef d’oeuvre que j’ai eu le plaisir de vivre live en 1998 au Festival International de Jazz de Montréal. Par ailleurs, cette trame contient aussi des pièces interprétées (dans la série) par Bruno Pelletier, comédien dans la deuxième saison, et (sur l’album) Breen Leboeuf d’Offenbach, en plus des solos débiles de Michel Cusson! Pas pire pantoute.

Et pour terminer, je vous parle rapidement d’un coup de coeur que j’ai eu assez jeune: Les Plouffe. D’abord un film, cette oeuvre a été adaptée au format télévisuel. Très belle série émouvante avec de grands acteurs: Gabriel Arcand, Pierre Curzi, Denise Filiatrault, et j’en passe. Je me souviens très bien l’avoir suivie à Radio-Canada dans notre grand divan gris du boudoir. Beaux souvenirs.

?

If everyone demanded peace instead of another television set, then there’d be peace — John Lennon

Loved this? Spread the word



Autres textes

Il y a ces gens

Lire le texte

Le chef-d’oeuvre de la Nature

Lire le texte

Que dire, quoi faire?

Lire le texte

Je suis inquiet…

Lire le texte
Laisser un commentaire...

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec un*.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

{"email":"Email address invalid","url":"Website address invalid","required":"Required field missing"}