Lui, c’est mon cousin germain.
Il est mort en Italie, à Cassino plus précisément, quelques jours après son arrivée à la Deuxième Guerre Mondiale.
Bien qu’il soit décédé prématurément et n’ayant pas participé aux combats très longtemps, je lui dis merci. Merci de s’être sacrifié pour sa famille, ses amis, ses concitoyens, pour nous tous.
Il y a en a des millions comme lui qui ne sont jamais revenus à la maison, revoir leur famille, leur amoureuse, leurs enfants, leurs amis.
Tout ça, pour nous.
En feriez-vous autant?
Devant une telle adversité, j’ose croire que nous aurions ce même sentiment et réflexe.
Et, bien que nous en devons beaucoup à nos soldats, autant ceux vivants que trépassés, il faut aussi remercier les autres; celles et ceux qui ont tenu le fort pendant l’absence de nos combattants, ainsi que celles et ceux qui ont cru nécessaire que nous, en tant que nation, soyons présents pour défendre nos droits et libertés. Elles et eux méritent aussi tout autant notre considération et nos remerciements.
Il y a quelques jours, j’ai regardé le film Darkest Hour, qui raconte les premiers jours de Winston Churchill à titre de premier ministre de la Grande Bretagne durant la deuxième grande guerre. Cette oeuvre cinématographique représente bien son inquiétude et ses tiraillements face à la sécurité de sa nation, et aussi celles des autres membres de son War Cabinet, même si leur approche pouvait diverger de celle du Premier.
Je ne peux imaginer le stress que Churchill a dû subir et soutenir durant son mandat de guerre. Qu’on l’aime ou pas, qu’on questionne ses méthodes et décisions, il s’est quand même assuré que nos valeurs soient défendues.
Merci Winston, ainsi qu’autres femmes et hommes d’état, d’avoir tenu tête à cette vague ignoble qui déferlait sur l’Europe.
Merci Gaston. Repose en paix.

