J’avoue. J’en suis parfois un.
Un backseat driver, un gérant d’estrade ou un armchair quarterback.
C’est facile de critiquer. Que cela soit nos parents, nos amis, notre boss, le coach des Canadiens de Montréal, ou même notre conjoint(e), nous avons une aise à vilipender les autres.
Et, plus souvent qu’autrement, nous n’avons que peu ou pas d’information pour supporter notre critique.
B-R-A-V-O.
?
Bien qu’elle semble courante dans notre société, la critique à l’ère de l’Antiquité aurait été un « préliminaire obligé à toute éducation libérale », i.e. l’étude des langues et des modèles littéraires. Et, de ce que j’ai compris, dans le système scolaire français, on apprend aux écoliers à critiquer ou débattre.
Ouain. Ça explique des choses.
?
La « critique » est généralement perçue comme étant négative. Combien de fois avez-vous entendu, T’es donc ben chialeux. (chialeux = critiqueux).
Mais, elle peut aussi être positive ou constructive!
Selon mes recherches, la pensée critique est « un concept développé pour désigner l’usage juste de la raison » alors que l’esprit critique désigne plutôt « la disposition d’une personne à examiner attentivement une donnée avant d’en établir la validité. »
Clairement plus positif que juste « critiquer », n’est-ce pas?
Fait intéressant, selon le rapport World Economic Forum, parmi les compétences nécessaires pour être un gestionnaire performant, l’esprit critique est nécessaire pour affronter les défis complexes.
?
Dans mon rôle de gestionnaire, je demande souvent aux collaborateurs de d’analyser et de réfléchir avant d’agir.
Et c’est la même chose au hockey!
What?!
Ben oui! Au hockey, il faut aussi analyser! Par exemple, le power play fonctionne pas, faut pas faire dans la dentelle, il faut revenir à la base. C’est ce que les « analystes » diraient.
Boum.
Ça ne prend vraiment pas la tête à Bobino – Jean Perron, coach et analyste d’hockey
