février 23

Ah ces Français!

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Ah ces Français!

Bruno Ménard

Quelle relation nous avons avec nos Cousins, n’est-ce pas?! Eux, croient encore que nous vivons quotidiennement avec des peaux d’ours et des Ski-doos, alors que nous, on les traite de « Maudits français ».

(soupir)

Comme le proverbe français dit, « On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. » En fait, beuurrrre, devrais-je dire pour que nos amis français puisse comprendre.

?

Mais, peu importe ces petites inepties, je dois avouer que la chanson française a toujours suscité en moi un intérêt particulier. Vous vous souviendrez que je vous ai parlé à quelques reprises des dimanches soirs musicaux à Cité Rock Détente!?

C’est beaucoup grâce à cette émission que j’ai découvert un répertoire de chansons françaises, particulièrement des années 70 et 80. De Brel, Joe Dassin, Michel Fugain à Francis Cabrel, Sardou et Richard Cocciante.

J’ai été envouté.

Je le suis encore aujourd’hui car j’écoute avidement ces chansons par l’entremise de ma playlist, Cité Rock Détente – évidemment! Celles-ci sont enveloppantes et réconfortantes. D’abord, parce que ce sont de très belles chansons, mais parce que certaines d’entre elles rappellent mon enfance ou ma jeunesse. Je vous en ai justement parlé dans cette entrée de blogue où, lors d’une soirée, j’ai dévoilé un « plaisir coupable », une chanson de Noëlle Cordier, Mon coeur pour te garder. Quelle belle pièce.

À mon avis, ce qui distingue la chanson française de la musique québécoise, ce sont les textes. Ceux-ci sont souvent raffinés, intelligents, poétiques. C’est, selon moi, la plus grande différence.

Nous avons au Québec de très bons artistes. Cependant, si vous écoutez vraiment les textes, ils sont bien, mais en comparaison avec les artistes français, c’est, encore à mon avis, dure à battre.

Et c’est aussi vrai avec la nouvelle génération. Prenez par exemple, Radio Elvis, un trio rock-pop-électro français; une de mes récentes découvertes. Oui, c’est de la musique moderne, mais écoutez les textes. Il y a un raffinement dans les paroles. J’oserais dire que c’est presque du Brel à certains égards.

Ou, sinon, Clara Luciani ou Fishbach, d’autres artistes français de la nouvelle génération qui, à mon avis, se démarquent tant par la musique que par la richesse de leurs textes.

Je m’en voudrais de passer sous silence Thomas Fersen. À la base, je n’aime pas les chansons « rigolottes », genre à la Trois Accords. Mais lui, c’est différend. Oui, ses chansons sont généralement « comiques », mais ses textes sont tellement intelligents, raffinés et finement construits, qu’on n’y prête plus attention. C’est juste une bonne et belle chanson.

C’est peut-être juste moi, mais je n’entends pas, ou très rarement, des textes aussi élégants dans la musique québécoise, aussi bonne soit-elle. Si vous en connaissez, je suis tout ouïe! ?

Et, malgré tout ce que l’on peut dire de nos cousins français, ils ont cette révérence et ce respect à l’art oral et la langue française que nous n’avons pas au Québec. Cela se matérialise d’abord par les textes, mais aussi au travers d’autres véhicules, comme la musique. Par exemple, alors qu’en Amérique du nord, nous avons des télé-réalités-concours mélodramatiques comme America’s Got TalentThe Voice et autres, en France, ils ont créé une télé-réalité-concours (pas mélodramatique) sur l’art oral.

?

Ben oui. Le Grand Oral. C’est une émission qui met à l’avant l’éloquence, soit l’art de parler et de dire quelque chose. C’est brillant, c’est chic, souvent grandiose, et parfois excessivement émouvant. Écoutez justement cette femme sourdesourde! – qui nous parle des défis qu’elle a du vivre et continue de vivre. Un merveilleux discours. On ne peut pas rester insensible à son propos.

Beaucoup de québécois sont rapides à crier au loup concernant notre langue, et d’accuser les anglophones de nous opprimer. Cependant, beaucoup d’entre eux ne savent ni écrire ou parler correctement le français. Avant de monter aux barricades, apprenons à aimer notre langue, à la chérir, à la respecter. Ensuite, nous pourrons nous plaindre. Pas avant.

Sur ce, je vous laisse avec un « grand » de l’art oral français, Raymond Devos.

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